l'intérieur du monde

Il y a dans ces fragments une mémoire qui n'appartient pas qu'aux arbres

Il faut s'approcher. Renoncer à la silhouette, oublier la forme attendue de l'arbre, et laisser le regard plonger dans ce que l'œil dépasse d'ordinaire : une torsion d'écorce, la trace noire d'un coup de foudre, un nœud qui ressemble à une bouche fermée ou à un œil ouvert...

Cette série de dessins au stylo bic noir est née d'une attention portée aux fragments — aux parties que l'on ne regarde pas, parce qu'on regarde l'ensemble. Réalisées en format A5, au plus près du sujet, certaines sur le vif face à l'arbre, d'autres d'après les souvenirs photographiques de voyages en Asie, ces illustrations sont avant tout des portraits. Pas des arbres — des êtres. Témoins silencieux du temps qui passe, porteurs de cicatrices et de mémoire.

Cette série de dessins au stylo bic noir est née d'une attention portée aux fragments — aux parties que l'on ne regarde pas, parce qu'on regarde l'ensemble. Réalisées en format A5, au plus près du sujet, certaines sur le vif face à l'arbre, d'autres d'après les souvenirs photographiques de voyages en Asie, ces illustrations sont avant tout des portraits. Pas des arbres — des êtres. Témoins silencieux du temps qui passe, porteurs de cicatrices et de mémoire.

Il y a dans cette démarche quelque chose qui résonne avec les notions japonaises de wabi-sabi et de kintsugi — la beauté dans l'imperfection, les cicatrices comme part intégrante de ce qui est précieux.